FICHE X 1

FORMATION DU CONTRAT

NOTIONS ET CONCEPTS

AUTEUR: Michel Davagle

Mise à jour janvier 2008

Asbl Rhizome : www.educ.be

 

 

LES NOTIONS ET CONCEPTS UTILES

 

 

1. Les dispositions impératives

Les dispositions impératives visent à protéger les intérêts particuliers des parties. La violation d’une norme impérative est sanctionnée de nullité relative. Cela signifie que l’irrégularité ne peut être invoquée que par la partie bénéficiaire de la protection et qu’elle  ne peut être soulevée d’office par le juge. Par contre, elle peut être couverte par un accord conclu entre les parties.

Lien avec le mémento

 

2. Les dispositions d’ordre public

Une disposition est dite d’«ordre public » quand elle  vise à protéger l’intérêt général. La violation d’une disposition d’ordre public conduit à la nullité absolue qui peut être invoquée par toute personne intéressée et qui doit être soulevée d’office par le juge. Un accord conclu entre les parties est donc sans effet sur le caractère absolu de la nullité.

Lien avec le mémento

 

3. La nullité relative

La violation d’une règle impérative est sanctionnée de nullité relative. Celle-ci ne peut être invoquée que par la partie que la disposition entend protéger (le plus souvent le travailleur). La nullité ne peut être soulevée d’office par le juge et les parties peuvent couvrir cette nullité en concluant un accord. Ce sera, par exemple le cas, si l’éducateur accepte l’existence d’un contrat de travail à durée déterminée dont l’écrit a été daté et signé postérieurement à la date d’entrée en service.

La nullité d’une clause contractuelle n’entraîne pas, en principe, la nullité du contrat, celui-ci continuant à produire ses effets sur les autres éléments du contrat. 

 

4. La nullité absolue

En droit privé, l’acte contraire à l’ordre public est annulable. La nullité est dite absolue c’est-à-dire que toute personne intéressée peut demander en justice l’annulation de l’acte ou de la clause même si les parties ont voulu couvrir cette nullité par un accord. Lors d’un litige, le juge peut, quant à lui, soulever d’office la nullité.

 

5. Le salaire garanti

Dans plusieurs cas de suspensions légales de l'exécution du con­trat, l'employeur doit intervenir financièrement en octroyant au travailleur un salaire garanti c'est-à-dire la rémunération qui serait revenue au travailleur si celui-ci avait pu accomplir normale­ment sa tâche. Ainsi, si un travailleur est malade un jour où il devait prester onze heures de travail, il aura droit à une rémunération égale à onze heures de travail. Il est à noter que ces onze heures de suspension de l'exécution du contrat seront prises en compte pour le calcul de la durée du travail.


 

FICHE X2

FORMATION DU CONTRAT

NOTIONS ET CONCEPTS

AUTEUR: Michel Davagle

Mise à jour janvier 2008

Asbl Rhizome : www.educ.be

 

LES NOTIONS ET CONCEPTS UTILES (SUITE)

 

6. La notion de congé

Le congé est l’acte par lequel une partie exprime à l’autre cocontractant sa décision de mettre fin au contrat de travail. Le congé est aussi appelé « licenciement » quand il émane de l’employeur ou « démission » quand il est donné par le travailleur. (fiche D3).

 

7. Jour ouvrable et jour civil

Tous les jours, sauf les dimanches et jours fériés sont considérés comme jours ouvrables. Il y a donc 303 jours ouvra­bles par an.

Par jour civil, il faut entendre tous les jours du calendrier en ce y compris les dimanches et jours fériés.

 

8. Régime de six jours ou de cinq jours par semaine

Si les travailleurs prestent leur travail en moyenne 6 jours par semaine, il leur est accordé en moyenne un jour de repos par semaine (régime 6 jours par semaine).

Pour les travailleurs engagés dans un régime de 5 jours par semaine, leur horaire de travail s'étend en moyenne sur 5 jours de travail et ils ont donc droit en moyenne à deux jours de repos par semaine.

L’assurance obligatoire soins de santé et indemnités et l'O.N.Em. calcule le montant de leurs indemnités sur base d'un travail en régime de 6 jours/ semaine. 

 

9. Le salaire horaire

Pour connaître le salaire horaire, il suffit de diviser le montant de la rémunération hebdomadaire par le nombre d'heures de travail que le travailleur doit prester.

La rémunération hebdomadaire est obtenue en multipliant le salaire mensuel par 12 (mois) puis en divisant le résultat par 52 (semaines).

 

(Rémunération mensuelle x 12): 52

Nombre d'heures de travail par semaine

 

10. Le salaire journalier

Le salaire journalier correspond au salaire mensuel multiplié par 0,2307 ( = 3 mois divisé par 13 semaines) puis divisé par 5 ou 6 selon que le travailleur travaille dans un régime de 5 ou de 6 jours par semaine

 

11. Le salaire brut, le salaire net

En droit social, tous les montants fixés sont, sauf quelques exceptions (ex. : le calcul ds montants cessibles et saisissables) exprimés en chiffres bruts. Pour connaître le montant net, il faut déduire les cotisations de sécurité sociale dues par le travailleur et le pré­compte professionnel (barème ordinaire).

Le barème ordinaire du précompte professionnel varie selon la situation familiale du travailleur et le montant de la rémunération imposable du travailleur.


 

FICHE X3

REFERENCES

AUTEUR: Michel Davagle

Mise à jour janvier 2008

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LES SOURCES D’INFORMATION

 

 

 

www.droitbelge.be : portail de droit belge

www.moniteur.be : site du moniteur belge (via cette adresse on accède au site du SPF Justice qui publie également des textes législatifsactualisés)

www.partena.be : site de Partena (secrétariat social)

www.setca.org : site du Setca (syndicat)

www.securex.be : site de Securex (secrétariat social)

www.sd.be : SD WORX (sécrétariat social)

http://users.skynet.be/belespace: portail vers divers site.

www.larcie.be/social/preavis : le calcul du délai de préavis

www.guide.social.be : guide social

 


 FICHE X4

FORMATION DU CONTRAT

SCHEMA

AUTEUR: Michel Davagle

Mise à jour janvier 2008

Asbl Rhizome : www.educ.be

 

 

LE SCHEMA D’IDENTIFICATION DU CONTRAT DE TRAVAIL

 

1ère étape S’agit-il d’un contrat de travail ?

Il convient d’abord de s’interroger s’il s’agit d’un contrat de travail. Le travailleur qui réalise une activité dans le cadre d’un travail bénévole ou d’un contrat de stage n’est pas régi par les règles du contrat de travail. (Fiche B1)

 

2ème étape. S’agit-il d’un contrat de travail d’employé ?

Ensuite, il faut vérifier si le travailleur effectue bien un travail principalement intellectuel. Si la réponse est négative, il s’agit alors d’un contrat de travail d’ouvrier. Ce qui importe, c’est le travail réellement effectué et non la qualification donnée par les parties au contrat. (fiche B1)

 

3ème étape S’agit-il d’un contrat de travail à durée indéterminée, déterminée ou de remplacement ?

Il faut identifier le type de contrat dans lequel le travailleur est engagé.

 

Contrat à durée indéterminée

Fiche B3

Contrat à durée déterminée

Fiche B4

Contrat de remplacement à durée indéterminée

Fiche B6

Contrat de remplacement à durée déterminée

Fiche B7

 

4ème étape. Le contrat répond-t-il aux conditions formelles ?

La qualification donnée au contrat n’est peut-être pas exacte ou n’est plus exacte. Si le contrat ne répond pas aux exigences formelles (Fiche B1), il pourrait, à la demande du travailleur, être requalifié.

 

Absence d’écrit pour la conclusion d’un contrat à durée déterminée ou de remplacement

Nullité relative du contrat à durée déterminée ou de remplacement. (fiches B4, point 3.1 ; B6, point 3 et B7, point 3). Le travailleur peut revendiquer l’existence d’un contrat à durée indéterminée

La date de signature qui figure dans le contrat à durée déterminée ou de remplacement indique que le contrat a été signé après le premier jour d’entrée en service

Nullité relative du contrat à durée déterminée ou de remplacement. (fiches B4, point 3.2 ; B6, point 3 et B7, point 3). Le travailleur peut revendiquer l’existence d’un contrat à durée indéterminée

La date de signature qui figure dans le contrat à durée déterminée ou de remplacement indique que le contrat a été signé avant ou le premier jour d’entrée en service mais cet écrit est en fait antidaté

Pour certains,  le travailleur ne peut prouver par témoins contre et outre un acte. Pour d’autres, la preuve par témoins démontrant la date exacte de signature du contrat serait admise, la loi établissant une protection à laquelle le travailleur ne peut renoncer qu’au plus tôt au moment où le contrat est rompu. C’est à cette dernière thèse que nous nous rallions. (fiches B4, point 3.2 ; B6, point 3 et B7, point 3)

Le motif du remplacement ou l’identité du travailleur remplace n’est pas indiquée dans le contrat de remplacement

Le principe est que la nullité du contrat peut être soulevée et le travailleur peut revendiquer l’existence d’un contrat à durée indéterminée. La jurisprudence n’est toutefois pas unanime sur ce point. (fiche B6 ; point 3 et B7)

 

5ème étape.  Quelle est la durée du ou des contrats à durée déterminée ou de remplacement ?

Si la durée du ou des contrats à durée déterminée ou de remplacement dépasse les limites fixées par le législateur, le travailleur pourrait prétendre à l’existence d’un contrat à durée indéterminée.

 

Contrat à durée déterminée

Les parties ont conclu plusieurs contrats qui dépassent une des limites fixées

Le travailleur peut revendiquer l’existence d’un contrat à durée indéterminée sauf s’il existe un motif légitime (fiche B5)

Contrat de remplacement

Durée du ou des contrats supérieure à 2 ans

Nullité relative du contrat de remplacement. Le travailleur peut revendiquer l’existence d’un contrat à durée indéterminée sauf, si les contrats sont conclus pour remplacer un travailleur qui a pris un crédit-temps. (fiche B8).

 

6ème étape. Le contrat est-il assorti d’une clause d’essai ?

Les parties peuvent avoir convenu dans un écrit de l’existence d’une clause d’essai..

 

Absence d’écrit

Nullité relative de la clause d’essai. Le travailleur peut revendiquer l’inexistence de la clause d’essai. (fiche B11, point 2).

La date de signature qui figure dans l’écrit indique que la clause a été signée après le premier jour d’entrée en service

Nullité relative de la clause d’essai. . Le travailleur peut revendiquer l’inexistence de la clause d’essai. (fiche B11, point 2).

La date de signature qui figure dans l’écrit indique que la clause a été signée avant ou le premier jour d’entre en service mais cet écrit est en fait antidaté

La jurisprudence a tendance à considérer que la clause d’essai est valable. (fiche B11)

La durée de la clause d’essai est de moins d’un mois pour un employé

La clause d’essai est d’un mois. (fiche B11, point 6)

La durée de la clause d’essai est imprécise.

Il faut s’en référer à la C.C.T., à défaut, au règlement de travail et, à défaut, la durée de la clause d’essai sera d’un mois. (fiche B11, point 6)

La durée de la clause d’essai est supérieure au maximum autorisé.

La durée de la clause d’essai est ramenée à un mois. (fiche B11, point 5)

 

7ème étape. Le contrat est-il un contrat de travail à temps partiel ?

Des dispositions particulières règlent le contrat de travail à temps partiel.

 

Absence d’écrit

Fiche B9, point 2

Durée inférieure à 1/3 temps

Fiche B9, point 3

 

8ème étape S’agit-il d’un plan de résorption ou d’activation du chômage ?

 

APE, ACS,

Fiche B12, point 2

PTP, Activa

Fiche B12, point 3

 


 

FICHE X5

FIN DE CONTRAT

AUTEUR: Michel Davagle

Mise à jour janvier 2008

Asbl Rhizome : www.educ.be

 

 

 

LE SCHEMA DE RESOLUTIONS DE PROBLEMES RELATIFS A LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL

 

 

1ère étape Quel est le mode de rupture utilisé ?

Il convient tout d’abord de bien identifier le mode de rupture.

 

*   soit  le contrat est rompu au moment convenu par les parties

 

la survenance de la date de fin d’un contrat à durée déterminée (ou l’achèvement du travail pour un contrat conclu pour travail nettement défini)

Rupture immédiate du contrat de travail

Le commun accord

Rupture à la date convenue (fiche D23)

 

*   soit le contrat est rompu par la signification par l’une des parties d’un congé  (fiche D2). Dans cette hypothèse, il faut toujours s’interroger sur le mode utilisé par la partie qui rompt le contrat :

 

Notification d’un préavis 

Fiches D4 et D5

Paiement d’une indemnité

Fiches D9

 

Motif grave

Fiches D19 à D22

 

Acte équipollent à rupture

Fiche 24

*   soit le contrat est rompu en recourant à un mode particulier. Il conviendra de vérifier si les conditions sont bien respectées

 

Force majeure

Fiche D25

Résolution judiciaire

Fiche D26

Condition résolutoire

Fiche D27

 

*   soit le contrat est rompu par la mort du travailleur. La mort de l’employeur ne met pas nécessairement fin au contrat de travail.

 

La mort du travailleur

Rupture immédiate du contrat de travail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème étape. Dans quel type de contrat, le congé est-il donné ?

S’il s’agit d’un congé (fiche D2) moyennant préavis ou indemnités, il s’agit de bien identifier le moment de la rupture et le type de contrat.

 

Période d’essai de n’importe quel contrat

Fiches D10 et D11

Contrat à durée indéterminée

Fiche D12 et D13

Contrat à durée déterminée

Fiche D14

Contrat de remplacement

Fiche D15 et D16

 

N.B. : Les règles en la matière peuvent être différentes selon qu’il s’agit d’un licenciement ou d’une démission.

 

3ème étape. Le travailleur bénéficie-t-il de dispositions particulières ?

S’il s’agit d’un congé moyennant préavis ou indemnités, il faut s’interroger si des règles particulières ne s’appliquent pas aux travailleurs.

 

Travailleur protégé

Fiche D18

Travailleur âgé d’au moins 45 ans

Fiche D29

 

4ème étape. Le licenciement de l’employé est-il abusif ?

Il convient de s’interroger si l’auteur de la rupture n’abuse pas de son droit de rupture

 

Abus de droit

Fiche D28